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Tabagisme

Félicitons les ex-fumeurs

Témoignages de personnes qui ont cessé de fumer ensemble

Lorsqu’une personne décide de cesser de fumer, elle inspire souvent ses amis et sa famille à faire de même. En effet, une nouvelle étude révèle qu’arrêter de fumer est « contagieux ».

Voici des témoignages de personnes qui ont cessé de fumer ensemble. Nous espérons que leurs récits vous inspireront à en faire autant.

Si vous avez cessé de fumer, nous vous invitons à partager votre histoire.


Gail Francis

Gail Francise

Arrêter de fumer ensemble, c’est quelque chose de très puissant. Si ce n’était pas de ma partenaire, Louise, j’aurais fumé mille cigarettes. Mais, quand on donne notre parole à quelqu’un, on veut la tenir.

J’ai tenu le coup parce que je savais qu’il aurait été plus difficile de décevoir Louise en n’arrêtant pas de fumer.

J’ai arrêté de fumer graduellement. Je venais de m’acheter une nouvelle voiture, donc je m’étais promise de ne pas y fumer. Puis, j’ai arrêté de fumer dans la maison. Pour moi, c’était plus facile d’y aller par étapes.

J’avais fait cinq tentatives d’abandon par le passé, mais c’était la première fois que j’arrêtais avec quelqu’un. Je pense que ça a fait une différence. Quand on s’engage à arrêter de fumer ensemble, on a quelqu’un qui nous sert de « conscience ». Je savais que je ne pouvais pas fumer devant Louise. Elle m’aurait dit « si tu fais ça, je vais être tentée »; je me sentais responsable envers elle.

J’avais reçu un diagnostic de MPOC précoce, mais depuis que je ne fume plus, j’ai remarqué que je respire mieux et que je tousse beaucoup moins.

Nous avons célébré notre premier anniversaire de vie sans fumée le 11 novembre.



Louise Steeves

Louise Steeves

Dans mon cas, arrêter de fumer était un moyen important de prolonger ma vie. J’ai 33 ans et j’ai grandi avec des fumeurs. J’ai arrêté de fumer la première fois en 2005, juste avant la mort de ma grand-mère, d’un cancer du poumon. Mon grand-père est décédé lui aussi d’un cancer du poumon, en 1991. Il était dans la cinquantaine.

L’an dernier, j’ai convaincu ma mère et ma partenaire Gail (toutes deux fumeuses de longue date) d’arrêter de fumer avec moi. Personne ne veut faire ça seul. Ma mère et moi avons pris un médicament pour l’abandon du tabagisme. Je savais que ma volonté était forte, mais le médicament a joué un rôle crucial dans ma réussite.

Il m’a aidé à ne pas avoir envie de la cigarette. ça m’a tellement fait décrocher que je n’aime même plus l’odeur de la fumée – même qu’à présent ça me dérange.

Ma partenaire a utilisé un inhalateur de nicotine. ça l’a aidée à traverser le sevrage et à se défaire de l’habitude de la cigarette, tout en gardant ses mains occupées.

Le fait que Gail ait arrêté avec moi a fait une énorme différence. Elle m’a empêchée de rechuter, en me rappelant les conséquences et en me faisant réaliser mes progrès.

Ma mère a toutefois choisi de recommencer à fumer. Aujourd’hui, elle essaie à nouveau d’arrêter, avec le timbre de nicotine. J’espère qu’elle réussira. Je lui ai dit que l’abandon du tabagisme avait prolongé ma vie et que je ne voulais pas finir seule dans quelques années parce qu’elle n’avait pas tenu bon.

Un conseil aux fumeurs qui veulent écraser : commencez un programme d’exercice. Je dis cela pour plusieurs raisons. Premièrement, l’exercice peut vous aider à vous détendre (le stress est souvent la raison pour laquelle on fume). L’exercice peut vous aider à affronter le stress du quotidien.

Deuxièmement, l’exercice compense pour le surplus de nourriture que l’on mange (dans la plupart des cas) lorsqu’on arrête de fumer. J’ai pris seulement 5 livres quand j’ai arrêté de fumer… et je les ai perdues en deux semaines grâce à l’exercice.

Troisièmement, l’exercice vous permettra de voir à quel point l’état de vos poumons s’améliore. Je n’avais jamais couru de ma vie adulte. Malgré mon asthme, j’ai vu une différence immédiate. Soudainement, je respirais plus facilement.

Lors de mon dernier rendez-vous à la clinique d’asthme, j’ai obtenu mon meilleur résultat de test respiratoire à vie! Même mes petites voies aériennes se sont dégagées.

J’ai couru mon premier 5 km cet automne, sans même arrêter pour reprendre mon souffle! Je m’entraine pour un demi-marathon au printemps. Mon asthme est beaucoup mieux contrôlé. Sans compter que, quand j’ai été malade à l’automne, ça n’a duré que 2 jours. Avant, j’aurais mis des semaines à me rétablir!

En plus de tout cela, j’ai perdu 57 kilos (jusqu’ici) en arrêtant de fumer :-)

Bref, arrêtez de fumer! On veut vous garder le plus longtemps possible!



Christie Kane et Dan Perley, Victoria, C.-B.

Christie et Dan

Nous sommes tous deux engagés à réduire l’abus de substances dans notre communauté, alors nous avons décidé de commencer par nous, en arrêtant de fumer.

Nous voulons inspirer d’autres gens de notre communauté de Sooke (C.-B.) à arrêter de fumer – ce qui est très important vu le taux élevé de tabagisme parmi les Premières Nations. Nous sommes très attristés de voir des jeunes et des femmes enceintes qui fument, non parce qu’ils aiment ça, mais parce qu’ils ne sont pas capables d’arrêter. Nous sommes déterminés à dire à tout le monde que si nous sommes capables d’arrêter de fumer, n’importe qui peut le faire!

L’an dernier, j’ai (christie) été une gagnante du concours écrasez maintenant et gagnez (« QuitNow & Win » , coparrainé par l’Association pulmonaire de la C.-B.). Ce qui m’a motivée à cesser de fumer est l’image d’une Christie en meilleure santé, plus forte et libérée de sa dépendance.

Nous recommandons fortement le livre « The Easy Way », d’Allen Carr, comme outil pratique pour arrêter de fumer.



Tania Hubler

Tania Hubler

Je pense que cesser de fumer, ça nous accroche autant que la cigarette.

J’ai arrêté de fumer le 4 août 2008, avec ma belle-sœur, Jill. Nous avons toutes deux utilisé des pilules pour l’abandon du tabagisme. C’était le long weekend du mois d’août, et nous avions choisi le congé du lundi pour arrêter de fumer.

Ça peut avoir l’air d’un cliché, mais je sais que nous avons été l’une pour l’autre notre planche de salut. Je n’aurais jamais réussi seule. Jill était la seule personne qui savait exactement ce que je vivais.

Trois semaines après avoir cessé de fumer, j’ai eu une journée très stressante. J’ai probablement fumé trois paquets de cigarettes. Quand j’ai parlé à Jill de ma rechute, elle m’a répondu : « Demain est un autre jour ». Le lendemain, je me suis levée en me disant que je me donnais une autre chance. Parce que si j’avais persévéré trois semaines, je pouvais continuer encore trois semaines. Quand on a réussi une heure, on peut continuer une heure de plus.

Bien des gens pensaient que je ne tiendrais pas le coup après ma séparation, mais j’ai réussi. J’ai même inspiré quatre collègues à arrêter de fumer. L’une d’elles m’a dit que j’avais été une des plus grosses fumeuses qu’elle connaissait. Quand elle a appris que j’avais arrêté, elle a décidé de faire de même.

En montrant aux autres qu’arrêter de fumer est possible, ça nous aide aussi. Le fait de savoir que ma décision a inspiré d’autres personnes à arrêter de fumer m’a donné encore plus de détermination à rester sur la bonne voie. On ne veut pas laisser tomber les autres personnes (qui ont cessé de fumer).

L’abandon du tabagisme a été le début d’une transformation dans ma vie. J’ai pris un peu de poids (environ 5 livres), ce qui m’a motivée à aller au gym plus souvent; et c’est là que j’ai constaté que j’avais beaucoup plus de facilité sur le tapis roulant! C’était incroyable! Cela m’a donné une grande confiance! J’ai beaucoup changé mon alimentation, mes habitudes d’exercice et ma vision générale de la vie.

Ma vie est à présent beaucoup plus saine et je crois sincèrement cette pensée : « Tout le monde peut arrêter. C’est la chose la plus facile qui soit. La véritable force, c’est de persévérer lorsqu’il serait tout à fait compréhensible de laisser tomber. »





Jill Hubler

Jill Hubler

J’ai tenté plusieurs fois d’arrêter de fumer, sans succès. Même être enceinte n’avait pas suffit à me faire arrêter pour de bon – c’est triste, je le sais. Je dois dire toutefois que ma petite fille a joué un rôle dans mon succès actuel.

En jasant avec ma belle-sœur, Tania, j’ai appris qu’elle aussi en avait assez du démon-nicotine et voulait cesser de fumer. J’en ai parlé à mon médecin de famille, qui m’a recommandé un médicament d’ordonnance pour m’aider à arrêter de fumer. J’avais essayé plusieurs méthodes : acupuncture, abandon spontané, etc. Au début, j’étais assez sceptique, mais j’étais prête à essayer.

Ce qui a fonctionné pour moi, ce sont les pilules pour l’abandon du tabagisme, en plus de l’appui de ma famille et bien sûr de Tania, qui m’a fait passer de sceptique à adepte. Il va sans dire que ça a quand même été difficile – mais sachant que je pouvais me tourner vers Tania, qui vivait probablement la même chose en même temps que moi, ça a facilité les choses.

Lors de mes tentatives précédentes, je réussissais à tricher en prenant une bouffée ici et là et en cachant un paquet de cigarettes dans mon sac à main; mais cette fois, je ne pouvais pas mentir à Tania. ça m’a motivée à passer à travers les journées les plus difficiles.

Tania est un ingrédient clé de mon succès; si ce n’était pas de notre complicité, je ne sais pas si je serais « en rétablissement » aujourd’hui. Bien sûr, j’avais l’appui de ma famille et de mes amis, mais c’est le fait de savoir qu’une personne proche traversait exactement la même épreuve que moi, qui m’a rassurée. Je n’étais pas seule.

Abandonner, c’est pas si mal! C’est ce que j’écrivais comme signature dans mes courriels, pour faire parler les gens. à mes amis fumeurs qui disaient vouloir arrêter « bientôt », je répondais toujours : « il faut que tu le veuilles vraiment ».

Voici quelques aspects positifs de mon expérience d’abandon du tabagisme :

  • Je ne fumais jamais dans la maison ni dans mon auto en présence de ma fille, mais depuis que j’ai arrêté de fumer, elle n’a plus jamais eu besoin de sa pompe contre l’asthme! Cela m’a ouvert les yeux. Je ne pensais pas que mon habitude lui nuisait, car je ne fumais jamais en sa présence, mais ça l’affectait quand même. C’est la chose dont je suis la plus fière!
  • Je n’ai plus besoin de sortir dehors au froid pour fumer.
  • Mes vêtements n’empestent plus! Wou hou!
  • Je n’ai eu aucune sinusite depuis.

Aspects négatifs :

  • Je ne vois pas d’aspect négatif à ma décision!

Arrêter de fumer c’est contagieux

L’abandon du tabagisme est contagieux, selon une vaste étude publiée dans le New England Journal of Medicine1. Les chercheurs ont constaté que les gens sont plus susceptibles d’arrêter de fumer si une autre personne de leur cercle social (un membre de la famille, ami ou collègue) le fait aussi.

Lorsqu’une personne cesse de fumer, elle incite des gens autour d’elle – en particulier les plus proches – à faire de même. L’étude a révélé que :

  • Les personnes dont l’époux ou l’épouse a cessé de fumer sont par 67 % moins susceptibles de fumer.
  • Les personnes ayant un-e ami-e qui a cessé de fumer sont par 36 % moins susceptibles de fumer.
  • Dans les petites compagnies, les personnes ayant un collègue qui a cessé de fumer sont moins par 34 % susceptibles de fumer.
  • Les personnes dont le frère ou la sœur a cessé de fumer sont par 25 % moins susceptibles de fumer.

Cette étude illustre comment les gens s’influencent mutuellement, en matière de tabagisme. Si une personne arrête de fumer, cela peut avoir un puissant effet d’entraînement sur un groupe d’individus. Des groupes d’amis, de proches et de collègues pourraient décider d’arrêter de fumer ensemble.



Référence

1. Christakis NA and Fowler JH. « The collective dynamics of smoking in a large social network ». N Engl J Med 2008;358:2249-58. http://content.nejm.org/cgi/content/full/358/21/2249